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vendredi 14 mars 2014

Bangkok part2

Je rentre à Bangkok avec un avion air asia de krabi. N'aillant que mon petit sac d'une vingtaines de litres, je n'ai pas de bagage en soute, et les objets tel que les explosifs, sabre laser et lames de rasoirs ne sont pas autorisés en bagages à main. En bon bear grills qui se respecte, j'étais parti avec ma bite et mon couteau chose qui me viens a l'esprit lorsque je passe le portique de sécurité. Je me met alors en quête d'une âme charitable voulant transporter mon arme de destruction massive dans son sac et que je puisse le récupérer à l'arrivée sans passer pour un mec louche. Tâche plutôt difficile, je me sent comme un trafiquant de drogue essayant de planquer de la marchandise dans les sacs de touristes. Une suédoise, blonde forcément, est sur le point de le prendre quand finalement elle se sent inconfortable dans son role de smuggler, regarde les mecs de la sécurité qui rigolent puis presse le pas. Finalement un croate trop cool me débarrasse du fardeau et on reste ensemble quelques heures discutant voyage pour tuer le temps. Le truc marrant dans l'avion, c'est que je suis assis à côté de la suédoise de tout à l'heure à qui je plais apparemment, bad boy en short à fleur qui galère à passer son matériel dans les aéroport après un road trip dans le sud de la thailande, je comprend. Elle me quitte avec les tétons qui pointent et je prends le BTS (le métro aérien de Bangkok) qui m'amène à une station qui m'inspire bien pour manger quelque chose de pas cher dans un quartier pas très touristique. Je fini par trouver un restau shuba shabu (cuisine ta soupe de légumes toi même avec de la viande et tu dois écumer les morceaux pour manger) la wifi me permet d'envoyer un mail à Naitt la thaï du Népal qui m'avait proposé son appart quand j'en aurai besoin. Je réussit à l'avoir.C'est en plein centre ville, rue sukkumvit 12, quartier des hôtels chics des tours de 30 étages et des manifestations anti gouvernementales qui donnent accès à la rue soicowboy, la rue des danseuses qui ont toujours chaud aux cuisses. Certaines ont tellement chaud quelles remuent seins nus autour d'une forêt de pool dance, 50 beautés en jupe razmoquette avec des numéros attachés sur le peu de tissus qui reste pour les habiller... Je me sens un peu bizarre, ça doit être le fait de discuter avec mon hôte dans une maison de passe, elle est gynéco, c'est comme si elle faisait des heures sup en me montrant un coin folklorique de la ville. Un deuxième niveau avec sol transparent nous donne une vue plutôt inhabituelle depuis notre canapé disons. Ça fait lever les yeux au ciel. La rue est blindée de filles déguisées, le Disneyland de la prostitution en vitrine avec néons qui flashent à l'Américaine. On va dans un autre bar, le iron mermaid, ambiance soul jazz avec de supers reprises, des statuettes de fées et des fioles de sérum de sorcière dissimulées dans l'ombre des meubles en bois. J'adore. On rentre à l'appartement, elle me prête sa guitare classique et je gratte deux trois trucs dans le salon avant d'aller me coucher. C'est un Bangkok complètement différent de celui que j'avais vu avant et je suis content de passer quelques temps ici avant de repartir.

lundi 10 mars 2014

Lanta

Pour arriver sur l'île de koh lanta je dois prendre 2 bus différents et 2 ferrys parce qu'ils ont pensé que construire les ponts jusqu'à la fin c'était trop facile. Le point d'arrivée est au port, à quelques kilomètres de mon resort, je refuse de payer le taxi alors que le conducteur étais sensé me déposer devant. Je décide de marcher avec un canadien le long de la plage histoire de trouver le bon cap à suivre. J'ai l'impression que comme toute île, c'est petit, et touristique mais la très large plage de sable blanc s'ouvrant sur l'océan me fait douter des clichés. Il fait chaud, on s'arrête manger une papaya salad bien rafraichissante dans une guitoune de plage puis je taille vers le sud à pied sous un soleil de plomb. Long beach, vraiment long et joli, mère nature a dû en mettre du temps pour amener tout ce sable et bien le ranger pour que ça brille sous l'eau turquoise. Quelques heures plus tard, j'arrive à mon bungalow, le new coconut. De loin j'entends de la bonne musique sortant du couché de soleil. Un bar reggae avec hammac et lampions oscillants avec la chaude brise marine me met le sourire, j'hume cette odeur de détente se mêlant aux vibrations de leau. C'est définitivement une île de rasta où la vie est lente et agreable. Le côté green coule les journées à une vitesse folle, je prends le temps de nager dans une crique pleines de couleurs et de poisson globe, un break sur la plage avec une pastèque bien rafraichissante achetée dans une petite maison perdue dans la montagne. Sur la photo, on peux voir la gamine trop mimi qui veux jouer avec moi, elle pourrait presque rentrer dans le coffre du scoot mais j'ai des fruits et un masque de plongée, y'a plus de place. Je vous rassure ou vous déçoit donc mais pas d'adoption. Les routes sinueuses me téléportent à l'entrée du parc national payant d'où je vois un singe curieux dans les branches de la jungle. 4 personnes se tâtent à rentrer et finalement on décide de remonter la côte ensemble, boire un coup dans une paillote a flanc de montagne et manger un truc sur la route. On s'arrête à un marché artisanal hippie avec des tong en cuir fait main, des bijoux en coquillages et autres babioles underground. On aime bien l'ambiance rasta, on se pose ici pour apprécier le soleil descendre au loin. Sur une chaise longue, il y a une vieille guitare avec les mécaniques toute rouillées et piquées par le sel et le sable de sa dure vie de farniente. Les cordes sont râpeusses, elles craquent les notes. La pauvre elle sonne comme un instru maltraité mais bien heureux de sa dure vie de débauche. Je reprends quelques trucs reggae qui nous met tous dans une bonne vibration. On fini notre chang et on enfourche prudemment les bécanes pour revenir à la maison.