Translate

vendredi 1 août 2014

Alice springs- cairns

On fait la route rapidement pour arriver à cairns dans 3 jours (côte Est), 2500km. Je voyage à l'arrière de la Ford Falcon Blanche de Tania avec le pare choc avant rafistolé. Christelle et Tristan sont de la partie et on essaye du mieux qu'on peux de parler seulement anglais. On est tous fatigué et la route est longue, très longue. Je conduis les fins de journées et la nuit, il y a énormément de kangourous sur la route, il faut ralentir ou s'arrêter souvent pour ses imbéciles ne connaissant pas le code. On a compté, plus d'un Joey la minute sur la nationale. Le bon point c'est que ça maintient bien éveillé. On campe dans notre tente a 10$ de chez coles après mont Isa, une importante ville minière du centre est. On a essayé le France burger de chez mc do pour l'occasion de la coupe du monde de footchiboulle bresiliéou. Nous devons être les seuls a prononcer correctement "ouane France beurre-gueurre plize" dans ce pays. Elle comprend rien, j'articule dans la boite à troubadour du mac drive du mieux que je peux... Heureux de nos sacs plein de gras aux hormones transformé dans deux tranches de pseuo pain saucé, on taille. Les voitures à boite automatique ont un avantage, rouler et manger devient simple même sur route de montagne. C'est un argument à ajouter à la théorie-phénomène des gros ricains fast food addict. On s'arrête aux white mountains où on pic nique et quelques centaines de bornes nous sépare de la côte. On est en avance par rapport à l'autre voiture qui on préféré faire grasse mat et ne pas conduire le soir. Du coup on à l'occasion de s'arrêter à Townsville pour la soirée, prendre l'atmosphère de la côte Est à faire cuire nos nouilles aux poulet dans un parc et boire un coup devant le commissariat, super relax et civilisé (j'avais presque oublié comment c'était). Nous sommes donc dans le Queensland, sunshine state (l'État du soleil royonant) et je sens que je vais m'y plaire. La végétation est carrément tropicale, avec une grosse dose d'Asie dans les paysages, la brume qui sort timidement des vallées denses surplombant les cannes à sucre, les bananiens et les manguiers. Pourquoi n'ai-je pas emmené ma machette? L'exploration la plus profonde du monde sauvage se passera ici. Tout les bouquins que je lisais étant gosse sur la faune et la flore prennent sens, nous ne sommes pas dans une zone de recréation de l'espace détruit par l'homme mais dans une région du monde avec la foret la plus vieille au monde (40000ans) remplis d'espèces non évoluées depuis l'age des dinosaures, des couleurs à inspirer Y.A. Bertrand, et des plages mes amis... La jubilation la plus profonde de voir les montagnes vertes se jeter dans l'océan cristallin, et être seul dans se paradis. Je sens que je vais faire rêver quelques-uns d'entre vous et que mon qota de superlatif va vite s'épuiser Dan's led prochains articles.

Revenons à notre voyage. On s'arrête à côté de rolling stone creek à proximité de Ingham. Pour le petit dej on a décidé de se trouver un spot sympa pour faire des pancakes. On est pas si loin d'arriver à destination et il fait beau. Au hasard, on prend une petite route à droite et on tombe sur un bijoux. Un trou d'eau claire en aval de cascades se succédant dans un calme ruisselant le plus parfait. On marche jusqu'en haut du point de vue. Le blast "maaaaaaaaa tsouengaaaaa tadadi tidada" comme on l'entendrait dans une scène panoramique du roi lion. Il faut absolument qu'on trouve un moyen de sauter depuis ces falaises. Comme celui qui cherche avec détermination trouve toujours son bonheur, les commentaires se feront en image (à la fin de l'article).
J'ai peur de m'ennuyer quand je rallentirai mon rythme de voyage, tant d'émerveillement quotidien transportant toutes les émotions possibles et éveillant autant la conscience devient addictif. 
Il ne reste que 150 bornes à faire et on arrive à un backpacker de Cairns, le global waterfront, juste en face du lagon, à proximité de tout et à 14$ la nuit. Je prends une douche ne traîne pas à froisser les draps de mon sommeil écrasant.

Uluru taka juta

Faisons tomber un cliché avec uluru (Ayers rock, le plus gros cailloux du monde) imposant au milieu du néant comme un téton géant pointant le ciel. ce n'est pas à côté de la ville ni même à proximité. Il faut se taper 400 bornes pour y arriver. Entre c'est du désert, à coté aussi c'est du désert, et un peu plus loin, un kangourou traverse le désert. C'est plat comme une émission de TF1 avec quelques arbres et des termitières. Ce qui choque donc le plus c'est le contraste qui existe entre le rien entourant ce gigantesque truc qui change de couleur avec la lumière. On arrive pile-poil pour le couché de soleil (dans notre dos) et quelques clichés de la bête. C'est un endroit aborigène sacré où les trous et les grottes ont une signification, une histoire. J'ai entendu parlé d'une randonnée qui chemine jusqu'en haut du rocher. J'imagine une mission pour dormir planqué dans le bush,me réveiller à 5h et le monter à la frontale pour voir le lever de soleil depuis le sommet. On campe juste en bordure du parc (très surveillé car plein de touristes) dans une tente au sol bien dur. Il fait froid, très froid et même le journal en boulle dans la veste ne suffit pas. Cassé et après 2h de sommeil par intermittence, c'est le gong qui retentît, on remballe tout et on fonce au pied d'uluru, Tristan et moi, les deux seuls courageux pour une ascension du genre. Ils nous déposent et partent pour voir le levé de soleil de plus loin. Il n'y a pas de réseau téléphonique, il fait nuit et froid, nous sommes au pied et une barrière interdit le passage pour cause de vents violents. La grosse poisse décevante qui ne nous laisse pas trop le choix de zoner autour le temps que le groupe revienne... Je me suis pris frénétiquement d'insultes en tout genres, tentant d'annuler le sortilège. Il faut juste accepter. On observe la lumière matinale tracer les ombres sur les cascades sèches et autres nervures depuis le sommet du toit en paille d'une cabane à l'écart puis la bande nous rejoint. On continue la route pour les Olgas (taka juta), un tas de grosses boules de pierre qui vaut le détour mais à ma grande (deuxième) desseption nous n'aurons pas le temps de marcher à l'intérieur des éboulements, les mecs sont pressés d'arriver à Cairns pour vendre leur voiture et rentrer en avion. Il faut faire des choix, et le choix se portera sur kings canyon, majestueux avec une faune différente qui pousse dans un petit oasis à l'ombre des falaises, irrigué par une rivière fossile créant cette gorge. Un écho incomparable pour une vue splendide, un bon moment pour méditer et penser que avec un parapente, j'en connait qui se feraient de ces drops... On fait la moitier de la rando prévue pour 3h (en courrant pour moi bien sûr!) puis on revient aux voitures, il reste encore 3h de route en terre avant de rentrer à Alice springs bien éclatés et sans réservation de nuit. Essayant d'optimiser au maximum les lits restant dans l'auberge et les partager aux max (2 personne par matelas) et quelques uns sur les canapés du salon. J'obtiens la meilleur chambre individuelle, avec douche, toilette et chauffage rien que pour moi. Ça a du bon de dormir sur matelas gonflable dans la salle de bain quand même. Encore une nuit tout confort qui fini le cul sur le carrelage. Pas important il est 5h du mat, la Belgique joue les USA pour la coupe du monde, ça viens de commencer et c'est pourri. Je m'en vais faire du pain avec de la farine que j'ai trouvé dans l'étagère de nourriture gratuite. Ça ira certainement bien avec les pâtes au petit dej. Il faut qu'on parte aujourd'hui pour cairns. Il y a encore 2500km à faire en 3 jours, mais cette fois, pas d'arrêts. Ou presque...