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jeudi 12 février 2015

Road trip east coast 2

À Townsville, il n'y a pas grand chose à faire à part trainer dans le port de plaisance et visiter Magnetic island. On fait vite le tour des moules qui sentent l'algue et les mats qui dansent donc on prendra un ferry.

Aujourd'hui c'est la Melbourne cup, l'événement de l'année pour les joueurs de tiercé, et il y en a une paire de joueurs dans ce pays d'ancient détenus. Toutes les filles sortent avec leur chapeaux travaillés, leurs plus beaux habits et leurs hauts talons qu'elles ne maitrisent pas tellement. C'est comme si le pays entier était fringué pour un mariage friqué pour sado-gambler à cravache.

On débarque sur magnetic et on va à la recherche de koalas dans la forêt de 'the fort' en haut d'une coline autrefois utilisée pour défendre l'Australie des attaques des japonais. On peu rentrer dans des bunkers dominant l'île avec une bonne vue sur les environs. En redescendant on trouve ce bébé koala avec sa mère dans un eucalyptus en train de faire ce qu'ils savent faire de mieux, mâcher des feuilles comme des junkies. Afin de vous donner un cliché valable de cette bestiole toute mignonne, je grimpe dans les branches et je me retrouve à distance de carresse. Il ferait un beau bonnet pour l'hiver. Le singe descendant de l'homme puis de l'arbre, nous marchons sous la pluie battante. Il est pourtant écrit en gros sur la pancarte à l'entrée du parc '300 jours de soleil annuel', de quoi me réconforter sur mon niveau de chance. J'ai perdu ma mise du PMU, mon cheval est mort, et j'ai les talons mouillés, ça crin même si certain trouveraient sabot.

Whiteheven beach, est classée 5ème plus belle plage au monde selon Google (si on peux se permettre de les juger apte à fixer des standards de beauté). Vous vous ferez votre propre opinion sur l'endroit en regardant les quelques photos de la plage qui pique les yeux tellement elle est blanche, le sable comme de la farine et l'eau comme dans une piscine. Je prends un bateau violet nommé le kamira, le plus rapide voilier commercial au monde avec un mat en carbone à 1 million, un équipage detendu, un open bar et des trampolines pour faire la sieste au soleil dans des îles magnifiques. Pour 145 dollars, ça vaut le coup. Je joue au cricket pour la première fois, ce sport de boule chiant qui se pimente un peu quand il est joué avec un harem de jeunes femme. On va faire un tour en tuba dans l'après-midi voir des éponges colorées et quelques poissons, sans étincelles particulières. J'ai nettoyé les fonds marins en remontant 3 vieux tubas et une brosse à dent (wtf?). Sérieusement les gens, il faut vraiment arrêter de pourrir le paysage partout où vous passez! C'était quand même une bonne journée qui me rappelle mon job à la grande barrière, nostalgie rêveuse passagère. Pour les touristes à la fibre aventurière agent secret et quelques billets en plus, un hydravion peux vous emmener partout pendant une journée comme des princes. Il faudrait peut être que je leur laisse mon CV de pilote au cas où ils embauchetaient.

Comme je dois rester dans le coin pour repartir avec Julien qui fait la croisière de 3 jours qu'il avait gagné (apparemment un peu long et redondant mais globalement bon) je passe mes journées devant les scènes des bars du Airlie beach music festival. L'événement est génial pour une petite ville comme celle si. Les tickets donnant accès à tout les événements sont bien trop cher sachant que les groupes jouent plusieures fois pendant le festival et dans des salles differentes et gratuites. Je rencontre pas mal de gens, me fais inviter à des tas de soirées, mais ce que je veux, c'est de la bonne musique. C'est comme ça qu'au détour d'une rue j'entends un groove profond, de la funk et une énergie du tonnerre, hypnotisant mes hanches pendant toute cette soirée folle. Le groupe Electrik lemonade viens de gold coast, ces gars déchirent et ils deviennent mes potes après une bière partagé à la fin du concert. Ensemble on vivra des trucs de fou, une vie rock'n'roll palpitante sur la côte et des souvenirs en or que je vous exposerai plus tard.

C'est l'heure de partir avec juju, on fait route vers Hervey bay avec les têtes qui résonnent. Notre prochaine étape? Rainbow beach (plage arc-en-ciel) porte s'ouvrant sur un bijou de ce monde que vous êtes impatient de connaître.

samedi 20 décembre 2014

Road trip east cost 1

Comme ça risque d'être long comme un chibre de tout raconter avec des fleurs et des mots intelligents, je me permet d'oublier Zola pour un instant et donc de rester synthétique. Les vacances ne me laissent pas beaucoup de temps et ça vous épargnera des picotements aux yeux. C'est partit pour ce chapitre de journal pas très intime de voyage.

Je suis à droite de l'Australie autrement dit, la ''east cost'', comme on dit en américain. C'est un chouette bout du monde ensoleillé dans lequel je m'enfonce. Du surf, des revers de bikini bombés, les sons rétro des 70's, les campings sur la plage, la grande vie en short quoi...
Je voyage avec julien mon coloc de port douglas qui était partit en nouvelle Zélande pour 3 semaines et qui vient d'arriver à cairns. Il prend la place des 2 finlandaises qui devaient partir avec moi. Oui, je sais, ma bonté me perdra.

29 septembre
je retrouve Spart mon pote anglais avec son bout de choux pour visiter les éboulements du diable de Babinda (devils' Boulder) un spot magnifique pour échanger nos derniers exploits dans la nature et en apprendre un peu plus sur les bestioles qui nous passent sous le nez (crevettes, anguilles et tortues d'eau douce). On plonge pour se rafraichir du green tea et s'émerveiller du monde cristallin. Faites attention si vous allez là bas, en amon, des courants souterrains ont déjà fait boire des cruches aux non avertis qui en boivent encore.
Joséphine falls. Ou, la beauté d'un troupeau de gonzesses en maillot qui font du toboggan dans une cascade d'eau claire. Je n'en dis pas plus, ça va être censuré par le contrôle pornographique. On dort à el arish, seul.

30 septembre
Mission beach est connu pour ses plages, la pêche et le saut en parachute (de là haut tu vois la grande barrière de corail, les montagnes recouvertes de forêt humide, les archipels côtiers et tu atterris sur la plage comme James bond). Hélas, je ne le ferai pas, plutôt par manque de budget plutôt que par manque d'envie. Je tente du snorkeling à clump point avec un essais au harpon mais la visibilité est pourrie. On peux attraper des écrevisses et des maquereaux alors je salive dans mes rêves, seulement. Le pêcheur est brecouille mais l'homme est lavé aux gros sel et à la lance incendie. On voit quelques tortues vertes et une énorme loggerhead d'environ 1m50 de diamètre.

31 septembre
On veux partir sur dunk island, un caillloux de 4km de long avec de la forêt tropicale et des plages bordées d'eucalyptus mêlés aux cocotiers où tu peux te relaxer sans soucis des voisins. On doit être une dizaine sur l'île avec la moitié de personnel. On a une petite tente à 10$, un masque et des palmes, quelques boites de thon ou de poulet mariné et nos sacs de couchage pour explorer les environs. On randonne au Mont kootaloo le point culminant qui file une sacrée sué d'après midi puis on descend à coconut bay, un spot vraiment stylé au sable doux ombragé par les arbres blancs, mort, tombé, les branches dans l'eau, offrant un repos brut et figé à cette beauté.
De retour au camping, le barman, Linton, me file des crevettes pour la pêche et nous sert un cidre rafraichissant bien mérité. Au soleil couchant je pêche 6 trevallys depuis la jetée avec ma ligne de 20kg. Petite histoire folle d'Australie, terre sauvage, endroit ou tu remonte ton poisson et un requin de 2 mètres chasse ton butin jusqu'à la surface. C'est super excitant mais je ne vois pas ce que j'aurais fais avec un animal pareil au bout de l'hameçon. Je garde les 3 plus gros poissonets pour notre festin nocturne. On les cuisine au grill et mon bide va éclater.

1 octobre
Nuit pourrie entre les moustiques, les gamins qui chialent et la chaleur humide insoutenable. C'est le dilemme entre mourir cuit à l'étuvée dans un sac de couchage ou risquer un chikungunia générique. Linton, le barman, m'offre le café à 6h30 et on discute de la grillade la veille, de la France et de ses voyages de jeunesse à Paris. Il est bien relax dans sa paillote.
On reviens de dunk island avec le taxi maritime (un bateau quoi!) et je tente d'attraper des langoustes à clump jetty bien que la visibilité soit naze. Je tente ma chance à bingil bay, je harponne un poisson lapin et un whiting (merlan) que je plante à la main, comme les vrais qui n'ont pas peur du défi que la nature présente. Je pète la corde du tendeur juste avant de shooter une blue spotted sting ray (raie à points bleus), la poisse. C'est un signe de l'univers qui veux lui laisser la vie sauve. Je voulais attraper des langoustes aussi, ce sera pour la prochaine fois.
Bon petit repas à south mission beach, riz sauce tomate et basilic frais accompagné de la pêche du jour. Ça fait réaliser qu'on est bien sur notre bout de cailloux à écouter les vagues et les mouettes qui frôlent la nuit.